LE PAYS / DES AGENCES - Madrid – 22/03/2010
Encore une fois, Obama a fait une histoire. La Chambre des Représentants des États-Unis a donné le feu vert à la réforme ambitieuse sanitaire poussée par le président. Il s’agit d’un fait sans précédents, un engagement qu’aucun autre dirigeant américain n’avait obtenu, le projet législatif prioritaire de la présidence d’Obama, dont l’ordre prend ainsi une nouvelle impulsion, et un changement qui fera du bien à 30 millions de personnes qui ne disposent pas actuellement d’une sécurité médicale. "Elle est une victoire pour le peuple américain", a dit le président dans une comparution après le vote, "elle est une victoire de bon sens".
L’approbation de la réforme, par 219 à faveur et 212 dans contre, il répond, selon le président, "aux sommeils de plusieurs". "Ce n’a pas été un vote facile, mais c’était la correcte", a ajouté Obama pendant son apparition dans la Maison Blanche accompagné par le vice-président, Joe Biden, dans laquel il n’a pas admis des questions. Avant il avait appelé la présidente de la Chambre des Représentants, de Nancy Pelosi, dont le papier a été décisif dans l’approbation de la réforme, pour la féliciter. "Nous ne fuyons pas nos responsabilités, nous les embrassons. Nous n’avons pas peur de l’avenir, nous lui avons donné une forme", a-t-il souligné presque à la fin de son discours.
Les démocrates avaient besoin de 216 votes pour sortir en avant la loi. La journée, par laquelle il avait passé après une longue année de négociations ardues, a été vécue avec émotion dans le Congrès et dans la rue. Approuvé déjà dans la Chambre des Communes, le texte se déplace maintenant au Sénat que selon lui négocié entre les démocrates, il l’appuiera sans changements et tout de suite le long de cette semaine. Les républicains peuvent retarder encore l’appui dans cette chambre, mais ne pas empêcher que s’applique la loi, qui reste seulement pendante la signature d’Obama.
"Ce n’est pas une réforme radicale, bien que ce soit une réforme de grande envergure. Cette nouvelle loi ne sera pas capable d’épurer tous les défauts de notre système sanitaire, mais grâce à elle nous nous déplaçons dans la bonne direction. Ainsi, il est, le vrai visage du changement", a assuré Obama, qui a ajouté que le projet agglutine des propositions du Parti Démocrate et du Républicain. De plus, il a indiqué, en s’adressant aux Américains, que "vous commencerez à percevoir les bénéfices de cela pour lesquels vous avez payé".
Le pacte du triomphe
La victoire s’inscrivait déjà des heures avant le vote définitif. Après avoir repoussé une série d’amendements de procédé de l’opposition républicaine, d’un processus qui a compté près de cinq heures, les démocrates ont pointé un premier triomphe après avoir approuvé un vote de procédé par 224 votes pour en face de 206 dans contre. Mais pour arriver à cela, la réforme historique a eu à surpasser in extremis l’un de ses écueils principaux, qui avait créé une grande incertitude dans les derniers jours : les résistances du groupe de congressistes catholiques de votre propre parti qui craignaient que les fonds fédéraux destinés à supporter la réforme fussent utilisés pour financer des avortements. Le pacte entre le Gouvernement et ce groupe a été fait connaître quand dans la Chambre des Représentants se déjà développait le débat, qui a commencé peu de temps après six heures de l’après-midi (une heure péninsulaire espagnole). Sans ces votes, sortir en avant le projet aurait été très difficile.
Bart Stupak, le leader du groupe de démocrates catholiques qui s’opposait à la réforme, a confirmé peu de temps après neuf heures du soir le pacte, après avoir obtenu des garanties du président américain de que les fonds compromis ne seraient pas destinés à financer des avortements. "Nous sommes parvenus à un accord et nous avons déjà dépassé les 216 votes", a fait une déclaration le congressiste dans une conférence de presse", a avancé Stupak. La victoire commençait être aperçu.
Selon Stupak, l’accord "garantit la sainteté de la vie". Dans un communiqué, le directeur de Communications de la Maison Blanche, Dan Pfeiffer, a indiqué qu’Obama "émettra un ordre exécutif, après l’approbation de la loi de réforme sanitaire, qui réaffirmera sa cohérence avec les restrictions déjà existantes à l’usage de fonds fédéraux pour la pratique d’avortements".
Dans l’engagement de se met en marche un changement dans le système sanitaire des EU, où n’existe pas un mécanisme d’aide médicale universelle comme, par exemple, l’espagnol, ils avaient échoué de Harry Truman à Bill Clinton. Obama s’était employé à fond cette dernière semaine (en suspendant même d’autres compromis importants) pour essayer de convaincre quelques congressistes de son propre parti des bontés de l’initiative, qui donnera une couverture médicale à environ 30 millions d’habitants.